Promouvoir une architecture « amicale »

Promouvoir une architecture « amicale » 2017-05-24T17:41:01+00:00
Notre ambition en tant que maître d’ouvrage est indissociable de l’importance que nous accordons à l’architecture, comme dimension essentielle des pratiques humaines, vecteur des relations sociales et créatrice de politesses urbaines.

Construire pour et avec les autres : une profession de foi
Dans une opération classique, l’architecte conçoit des logements pour des habitants « fictifs »… pour ne pas dire « furtifs » ! Au-delà de ses références, l’équipe sélectionnée doit donc être motivée par la rencontre avec les futurs occupants et accepter de changer ses habitudes de travail. C’est Cpa-Cps qui choisit l’agence d’architecture en amont, à la fois pour des raisons de calendrier (associer le groupe à la sélection aurait une incidence trop importante sur les délais), et également parce qu’elle a vocation à constituer un binôme solidaire avec le maître d’ouvrage, dans un contexte où son implication, et son devoir d’information envers les futurs habitants, sont déterminants.

Des projets à forte identité
Le projet est engagé sur la base d’une faisabilité qui définit simplement le nombre de mètres carrés à construire. Tout reste à faire ensuite. Parce que nous visons une qualité supérieure à la norme des projets d’habitat privés, le budget consacré aux travaux est plus généreux. Dans cette enveloppe de départ, il est possible d’imaginer des projets très différents, en fonction du groupe et de la façon dont il s’approprie, discute, challenge les propositions architecturales. C’est en travaillant avec les habitants en tant que « maîtres d’usage » que l’on fait émerger un projet qui leur ressemble… et qui les rassemble. Pensés pour concilier l’intimité et la rencontre, le privatif et le collectif, les projets participatifs inscrivent ces dimensions « en dur » dans l’architecture. Et ils tirent leur force de cette capacité à faire perdurer l’esprit des lieux, au-delà de ceux qui les ont rêvés et conçus…

L’insertion dans le quartier : une question de politesse urbaine
Terrain « acquis » ne veut pas dire terrain « conquis »… L’expérience montre que les projets d’habitat participatif sont mieux acceptés parce qu’ils sont incarnés par une communauté d’habitants qui prend son environnement en considération. Avec le groupe, nous allons très tôt à la rencontre des voisins pour leur présenter le projet, comprendre leurs inquiétudes, et trouver en cas de difficultés des solutions qui font consensus. Même s’il peut vouloir s’affirmer par sa présence architecturale (insertion ne signifie pas effacement), le projet sera d’autant mieux accueilli qu’il aura été partagé en amont avec les riverains.

Tout les m2 sont exploités pour devenir une surface utile : circulations, paliers, toitures…