La Halle Rouvray : objectif 2020

La Halle Rouvray : objectif 2020

Déjà partenaire de Quartus sur le site de l’ancienne Usine des eaux d’Ivry, Cpa-Cps a sollicité l’expertise de l’ensemblier urbain et son soutien financier pour renforcer l’équipe de la Halle Rouvray. Toujours réunis autour de la paysagiste Agnès Sourisseau et du réseau agroforestier Ourcq Fertile (à l’origine du projet), les membres de l’équipe s’apprêtent à créer leur Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) en vue d’une ouverture de la Halle au printemps 2020. Petit rappel des faits.

Un autre modèle de production et d’alimentation
Située au bord du Canal de l’Ourcq et adossée au parc de la Villette, la Halle Rouvray sera en relation directe avec les terroirs agricoles du territoire de l’Ourcq, par un circuit court d’approvisionnement et une gestion circulaire des déchets organiques (par les voies fluviales notamment). L’objectif est de contribuer à faire émerger, dans le sillage de l’association Agrof’Ile, de véritables filières « agroécologiques / sols vivants » en Ile de France, tout en assurant une mission d’éducation par le goût, dans un lieu polyvalent, permettant de (re)construire une culture commune autour du partage des réalités agricoles et des savoir-faire artisanaux. Un projet qui a convaincu Quartus, déjà très impliqué dans des projets valorisant le lien entre l’urbain, l’agriculture et l’économie circulaire, auquel il apportera son savoir-faire dans la maîtrise d’ouvrage et le montage de projets… dont la complexité n’est pas uniquement proportionnelle à leur taille !

Un restaurant au service de ses fournisseurs
Prenant à revers le schéma habituel, le restaurant de la Halle sera au service de 4 ateliers de transformation, dont il aura pour principale mission de valoriser les productions : pain naturel de Maxime Bussy, qui travaille sur le modèle des boulangers paysans et s’est fait connaître comme fondateur du « Bricheton » ; bière de Deck et Donohue, jeune brasserie artisanale née il y a quelques années à Montreuil et connue pour son « goût du kraft » et ses recettes audacieuses ; Café agroforestier pour la maison Caron et enfin Fruits et légumes issue de l’agroforesterie pour la conserverie. Ces ateliers travaillent en étroite collaboration, mutualisant équipements et ressources, et pilotent ensemble le restaurant, dont la cuisine traduira leurs valeurs et leurs exigences.

Tout ce qui nous nourrit
Mais l’expérience ne s’arrêtera pas là, l’assiette étant le meilleur vecteur pour mener jusqu’aux champs… et réduire la distance entre territoires urbains de consommation et territoires ruraux de production, engagés dans la conservation de « sols vivants » et appliquant les principes de l’agroforesterie et des couverts végétaux permanents. Mais si la cause paraît entendue, elle est tout sauf simple. Et parce qu’elle exige une véritable connaissance du vivant, elle ne peut faire l’économie d’une ambition pédagogique forte, que la Halle porte à travers l’animation d’une université populaire et des activités « agri-culturelles ». Activités qui seront réalisées par des acteurs comme l’association « A tout bout de champs « , « Au fil de l’eau », Petit Bain, le Barboteur ou encore Feraille productions, créateur du festival de BD « Fabula Bulla ». Avec une ouverture de la Halle prévue dans 24 mois à l’occasion de la fête des fleurs du Parc de la Villette, il ne reste que 2 printemps avant d’assister à sa renaissance… et pas mal de pain sur la planche.

Par | 2018-05-31T13:33:43+00:00 22 mai 2018|Non classé, projets|0 commentaire

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