C’est fait ! Les habitants ont pris pour la plupart possession de leur appartement. Les premiers jours ont été un peu compliqués, mettant d’entrée de jeu les principes de la solidarité à l’épreuve. Mais l’immeuble semble déjà tenir la promesse de son nom : les « divers jardins » ont commencé à prendre racine après un premier week-end de plantation collective. Livrer les appartements le plus tôt possible, avant la date contractuelle : un choix collectif qui arrangeait certains des habitants, mais qui n’était pas sans risque, puisqu’il faut toujours compter avec les aléas de dernière minute. Nous n’y aurons pas échappé.

Problèmes de plomberie et de béton ciré
Pour commencer, une défaillance du plombier a privé les habitants d’eau chaude pendant les premiers jours. En vue d’optimiser l’utilisation de l’eau chauffée à la casserole, tous les enfants ont fait baignoire commune, et manifestement trouvé plutôt cocasse cette entrée en matière (davantage que leurs parents, pour être tout à fait honnête…). Certains des appartements dont le sol était en béton vernis ont aussi été pénalisés, le vernis utilisé ayant tendance à faire remonter des tâches jusqu’alors invisibles. Mais là encore, la solidarité a joué à plein : ceux qui avaient réceptionné leur appartement, mais qui n’emménageaient pas immédiatement, les ont mis à disposition des habitants qui en avait besoin pendant que le revêtement était repris.

Un seul déménageur pour tous…
Indissociable de l’habitat participatif, la mutualisation aura donc fait rapidement la démonstration de ses potentialités, et ce même en amont. Hélène, qui avait pris contact avec un déménageur indépendant, a en effet proposé aux habitants qui le souhaitaient (10 au total) de faire appel au même prestataire pour mieux négocier les prix, ce qui fut fait. Cerise sur le gâteau, le déménagement d’Hélène lui a été offert, comme dans une version positive de l’arroseur arrosé …

Des jardiniers qui dépotent
Environ 3 semaines après les premiers emménagements, une grande journée de jardinage était organisée, sous le contrôle de Bruno Garderone, paysagiste de Champ libre et de l’entreprise de jardinage Univers Paysage, qui avait mis 2 personnes à disposition pour former et accompagner les habitants. Des jardiniers de tous âges ont donc creusé, dépotés et planté les quelque 200 plants environs qui avaient été livrés la veille, pour commencer à faire vivre des jardins, en rez-de-chaussée comme en toiture, dont on pressent qu’ils seront très beaux une fois passés au vert.